La pododermatite

La pododermatite est une infection de la peau des coussinets plantaires, souvent associée à une nécrose. C’est une maladie très douloureuse et très longue à traiter, parfois incurable et menant à une septicémie. Elle est assez fréquente, et pourrait pourtant être facilement évitée.

Symptômes

L’infection commence par prendre l’apparence d’une petite tache rouge sur le dessous des pattes (coussinets), la où la peau est en contact avec le sol. La tache s’étend et enfle progressivement. La zone atteinte devient alors très rouge et très gonflée. La peau présente une ou plusieurs ulcérations. Le cobaye a du mal à se déplacer et au fur et à mesure que l’infection se développe, les coussinets se déforment (hyperkératose) et les ulcérations s’étendent, jusqu’à devenir sanglantes et purulentes.

Complications

Si l’infection n’est pas traitée, elle se diffuse dans le sang et évolue vers une ostéomyélite, c’est-à-dire une infection osseuse. Le flux sanguin se ralentit dans l’os et entraîne une nécrose. Dans les cas les plus graves, la pododermatite débouche sur une septicémie, c’est-à-dire une infection généralisée à l’issue fatale.

Causes

Une mauvaise hygiène de la cage (litière changée trop peu souvent, cage jamais nettoyée, etc…) peut entraîner une pododermatite. En effet, à l’inverse des lapins par exemple, les cobayes n’ont pas de fourrure sous les pieds : ceux-ci sont nus et en contact permanent avec la litière ou le sol. Une litière sale, humide, imbibée d’urine et souillée par les crottes est un véritable nid à bactéries. La bactérie incriminée dans la pododermatite chez le cobaye est le staphylocoque doré, Staphylococcus aureus.

Il semblerait qu’une carence en vitamine C ou vitamine A, l’obésité et la sédentarité soient également des facteurs déclenchants. Un sol abrasif entraînant des micro-blessures permanentes aux coussinets peut aussi être mis en cause.

Diagnostic

Le vétérinaire doit procédér à des analyses ainsi qu’une radiographie du membre afin de déterminer l’étendue de l’infection (ostéomyélite).

Traitement

Un antibiotique doit être administré. Il faut également faire un apport quotidien de vitamine C, à raison de 60 mg/kg.

Pour les formes peu étendues, on applique une pommade anti-inflammatoire aux corticoïdes.

Si l’ulcération est à un stade avancé, il faut alors appliquer des pansements et effectuer des soins quotidiens, mais le pronostic est réservé.

Dans les cas les plus graves, l’amputation est conseillée.

Prévention

Cette maladie courante peut facilement être évitée par des mesures simples !

  • Supplémentez votre cobaye en vitamine C tous les jours. La dose recommandée est de 20 mg pour un cobaye d’1 kg.
  • Changez la litière au moins 2 fois par semaine. Une hygiène irréprochable diminue les risques d’infections. L’idéal est de choisir un fond de cage en polaire, qui reste sec en surface et est facile à laver/changer tous les jours.
  • Combattez la sédentarité et l’obésité. Votre cobaye doit faire beaucoup d’exercice tous les jours !

Marie-Sophie Germain

Auteur et journaliste spécialisée en Nouveaux Animaux de Compagnie
– 30 Millions d’Amis
– NAC Magazine (www.nac-magazine.com)
– Editions de Vecchi
– Editions Rustica/Fleurus

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