La lipidose hépatique

La lipidose hépatique est un trouble au niveau du stockage des lipides qui finit par perturber le fonctionnement du foie. Quand il y a trop de graisse stockée dans le tissu adipeux, ces lipides s’accumulent dans le foie et provoquent sa dégénérescence, l’empêchant de jouer son rôle de détoxification du sang. Et si pour une raison ou une autre le cobaye est en hypoglycémie parce qu’il ne mange plus, la lipolyse (dégradation des lipides) libère des acides gras, qui ne peuvent pas tous être utilisés par le foie pour produire de l’énergie. En excès, un de ces acides gras “inutile” se retrouve alors dans le sang en trop grande quantité, provoquant la une acidocétose, à cause de la production de corps cétoniques. Des études ont démontré que les femelles sont légèrement plus touchées que les mâles.

Symptômes

C’est surtout l’anorexie qui permet de poser le diagnostic de lipidose hépatique, si le cobaye est également obèse ou en surpoids.

Complications

Si, à court terme, le régime alimentaire n’est pas modifié, cela peut entraîner la mort prématurée de l’animal.

Causes

La lipidose hépatique est la conséquence de la combination de deux problèmes : une alimentation trop riche en graisses suivie d’une anorexie.

L’anorexie est le plus souvent provoquée par une pathologie très douloureuse et/ou empêchant le cobaye de se nourrir correctement. Parmi les causes les plus fréquentes on compte la malocclusion dentaire et l’urolithiase.

Une alimentation non adapté est également en cause : mélanges de graines trop gras, absence de foin ou de légumes (et donc extrudés en tant qu’unique aliment),

Une carence en vitamine C est également responsable, car elle entraîne des perturbation au niveau du métabolisme des lipides.

Diagnostic

Une anorexie combinée à une obésité permet au vétérinaire de suspecter la lipidose hépatique.

A la palpation, il peut détecter un foie volumineux (hépatomégalie), à confirmer par une radiographie. Des examens sanguins sont aussi réalisés.

Traitement

Les atteintes du foie sont irréversibles. Le seul traitement consiste à réalimenter le cobaye, en commençant par le nourrir de force.

Il faut ensuite rectifier son alimentation, en privilégiant extrudés complets plutôt que des mélanges de graines, ou en optant pour l’alimentation naturelle.

Prévention

Marie-Sophie Germain

Auteur et journaliste spécialisée en Nouveaux Animaux de Compagnie
– 30 Millions d’Amis
– NAC Magazine (www.nac-magazine.com)
– Editions de Vecchi
– Editions Rustica/Fleurus