L’ANESTHÉSIE

 

Votre cobaye va subir une opération.

Vous vous posez des questions

sur l'anesthésie ?

Voilà tout ce qu'il faut savoir,

afin d'aborder cette étape

en toute tranquillité.


Par Marie-Sophie Germain

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Gaz ou injection ?



L'anesthésie fixe (par injection)


Longtemps considérée comme très dangereuse, l'anesthésie par injection, quand elle est bien pratiquée, ne pose pas de problèmes. On utilise parfois un mélange dekétamine (un anesthétique, molécule de la famille des cycloalkylarylamines) et de xylazine, qui est un sédatif et un myorelaxant, ou bien les produits suivants : Tilétamine-zolazpam, Metedomidine et Diazépam.


L'inconvénient avec l'anesthésie par injection, c'est que le cobaye peut parfois mettre un peu de temps à se réveiller. Il reste "patraque" une bonne partie de la journée, mais heureusement, recommence à manger dès qu'il est bien réveillé.

Pendant quelques heures, il a un peu de mal à se déplacer.



L'anesthésie gazeuse


C'est le type d'anesthésie réputé le plus sûr. Le vétérinaire place un masque sur la tête du cobaye, ou bien le met dans un caisson en plexiglas alimenté par des tuyaux. Il administre ensuite de l'isoflurane. Le cobaye s'endort quelques secondes ou dizaines de secondes plus tard.


L'anesthésie gazeuse a de nombreux avantages. Premièrement, l'intensité de l'anesthésie est réversible. Cela veut dire que le vétérinaire peut ajuster la dose

en permanence, et le nouveau dosage prend effet seulement quelques minutes plus tard. De plus, le réveil est rapide, et le temps de surveillance post-opératoire est court.

L'inconvénient, c'est que cette pratique nécessite une surveillance de la part d'un assistant. Celui-ci doit contrôler les paramètres d'hométostasie et la profondeur de l'anesthésie. Cela veut dire qu'un vétérinaire ne peut opérer seul. Ensuite, l'anesthésie gazeuse nécessite la mise en place d'une respiration artificielle par intubation : le cobaye ne peut respirer seul.