L’AMOXICILLINE A TUÉ MES COBAYES
L'amoxicilline, un antibiotique réputé mortel pour les cobayes est considéré sans danger au Danemark... Administré par certains vétérinaires ignorant sa toxicité, il tue de nombreux cochons d'Inde et laissent leurs maîtres dans l'incompréhension la plus totale.
Voici mon témoignage.
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Le contexte
Mon mari et moi vivons au Danemark. Ici, il n'existe pas de vétérinaires spécialisés en Nouveaux Animaux de Compagnie. Mais nous avons la chance d'avoir un vétérinaire près de chez nous qui a beaucoup opéré sur des petits rongeurs, ayant travaillé pendant plus de 20 ans dans la rercherche. Il a sauvé nos cobayes bien des fois, notamment grâce à des opérations délicates réalisées en urgence. Nous lui avons toujours fait confiance. Il a toujours traité nos cobayes avec l'équivalent du Bactrim (triméthoprime + sulfamethoxazole), qui n'a jamais causé aucun problème. Seulement, à un moment il s'est mis à utiliser de l'amoxicilline pour les cochons d'Inde (vous découvrirez pourquoi), et nous ne le savions pas. Ce n'est qu'après le décès d'Aïko que nous avons tous appris la vérité. Voilà la triste histoire de nos cobayes bien aimés, qui sont tous décédés des conséquences d'une entérotoxémie.
22 Janvier 2010 - Leopold
Notre petit Leopold, 2 ans et demi, est atteint d'une violente crise de tympanisme. Le vétérinaire lui administre alors un traitement antibiotique, mais rien n'y fait : Leopold va de plus en plus mal (anorexie, signes de douleur, apathie), et nous ne trouvons pas la cause. Après une deuxième crise de tympanisme, nous n'observons plus de problèmes digestifs. Mais Leopold développe des infections urinaires à répétition, ou plutôt la présence de sang dans les urines. Le vétérinaire lui administre de nouveau un antibiotique pendant une courte période. Un jour Leopold urine du sang pur et commence à baver abondamment...
Le lendemain, il semble en meilleure forme, et nous ne remarquons plus de sang sur la litière. En fait, s'il n'y a plus de sang, c'est parce que Leopold n'urine plus du tout et malgré l'eau que nous lui faisons boire de force, il est fortement déshydraté. Il va deux fois en urgence chez le vétérinaire ce jour-là. Celui-ci lui le réhydrate avec une perfusion sous-cutanée, mais rien n'y fait. Leopold finit par mourir d'un oedème pulmonaire résultant d'une insuffisance rénale. Nous sommes dévastés par la mort subite de ce petit cochon d'Inde qui jusque là avait été en parfaite santé...
4 Juillet 2010 - Ludwig
Ludwig, 3 ans, a des problèmes hormonaux, et le vétérinaire nous conseille la castration. Après l'opération, Ludwig récupère bien. Mais 2 jours plus tard, il commence à agir et à bouger de facon étrange, comme s'il avait subi une attaque cérébrale et avec perdu la vue. Quelques jours plus tard, il se met à uriner de moins en moins, et nous voyons qu'il se retient. Nous réalisons que son urètre est bouché par de la fibrine (substance coagulante contenue dans le sang et qui peut se durcir), et parvenons à retier le bouchon. Mais cela ne résoud pas le problème. Ludwig continue de se battre contre un mal mystérieux, et n'urine toujours pas.
Persuadés que Ludwig souffre d'insuffisance rénale comme son frère, nous décidons de le faire euthanasier. Mais le vétérinaire pense qu'il y a peut-être une chance de sauver Ludwig, en s'assurant qu'il n'y a plus de bouchon de fibrine et que la vessie est bien nettoyée. Ludwig souffre beaucoup pendant l'intervention, et il a une injection d'antibiotique directement dans la vessie. Une heure et demi plus tard, il meurt, comme son frère Leopold, d'un oedème pulmonaire résultant d'une insuffisance rénale. Nous ne comprenons pas pourquoi l'état de Ludwig s'est dégradé si rapidement après l'opération, et pourquoi il a contracté une insuffisance rénale si rapidement...
25 Septembre 2010 - Mummi
Mummi, 4 ans et demi, montre des signes de douleur. Il s'agit en fait d'un gros kyste ovarien, que le vétérinaire ponctionne. Il administre ensuite un antibiotique à Mummi. Mummi ne va pas mieux et devient anorexique. Après plusieurs consultations, il est évident que le problème vient des ovaires. Le vétérinaire pratique alors une ovariectomie puis injecte un antibiotique.
Deux jours plus tard, nous retrouvons Mummi allongée sur le côté, avec les intestins à l'air, comme si son ventre avait explosé... Nous l'amenons immédiatement en urgence chez le vétérinaire en lui tenant les intestins dans le taxi... Le vétérinaire ne comprend pas pourquoi les sutures ont lâché... Il pense à une allergie au fil de suture, mais ne constate aucun oedème ni rougeur. Il remet les intestins de Mummi en place, la recoud, et refait une injection d'antibiotique. Mummi décède quelques heures plus tard, d'insuffisance rénale et respiratoire... Nous sommes profondément traumatisés par ce que nous avons vu, et tellement tristes que notre Mummi ait tant souffert... Nous pensons qu'elle est décédée à cause du choc, et parce qu'il est rare qu'un petit rongeur se remette d'une telle expérience.
6 octobre 2010 - Aïko
Aïko, 5 ans, n'a jamais été malade. Jusqu'au jour où nous remarquons qu’elle a une masse près de la mamelle. Le vétérinaire nous conseille une opération, afin de s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une tumeur mammaire. La masse s’avère être en fait un kyste graisseux sans gravité. Après l’opération, le vétérinaire lui injecte un antibiotique. Le soir-même, Aïko mange beaucoup et récupère bien. Curieusement, le lendemain, elle devient anorexique et refuse la nourriture que nous lui donnons de force. Deux jours plus tard elle recommence à manger un peu tout seule. Puis ses flancs se creusent énormément, et elle finit par expulser un énorme paquet de diarrhée. Nous pensons qu'elle éprouve juste quelques difficultés à cause de la reprise de l'activité digestive, comme d'autres cobayes après leurs opérations.
Quelques heures plus tard, Aïko ne tient plus sur ses pattes et n'urine plus. Elle pousse un énorme cri... et meurt un peu plus tard d'un oedème pulmonaire causé par une insuffisance rénale et respiratoire. Nous sommes extrêmement choqués par la mort si subite de cette femelle qui avait toujours été en bonne santé...(Nous comprendrons plus tard que "l'explosion abdominale" qui est arrivée à Mummi est la même chose qui s'est produite chez Aïko : une expulsion violente du contenu digestif causé par l'entérotoxémie.)
Un médicament « sans danger » selon les sources officielles danoises
Suite au décès d'Aïko, deux semaines seulement après celui de Mummi, mon conjoint et moi sommes bouleversés. Et nous commencons à nous poser beaucoup de questions... Nous avons du faire le deuil de 4 cobayes en 9 mois... Sur tous les cobayes que notre vétérinaire a soignés en 2010, il y a eu 100% de mortalité... Tous ces cobayes sont morts d'insuffisance rénale/respiratoire et/ou de divers dommages à cetains organes. Il y a clairement quelque chose qui ne va pas, mais nous n'arrivons pas à mettre le doigt dessus. Nous pensions que nous étions malchanceux, que nos cobayes avaient de mauvais gènes...
Le lendemain du décès d'Aïko, j'appelle le vétérinaire, qui se dit très choqué lorsque je lui apprends la nouvelle. Je lui demande alors s'il a bien utilisé le même antibiotique que d'habitude et il me répond que pour Aïko et Mummi, il a utilisé de l'amoxicilline... Mon sang ne fait qu'un tour... Je rétorque aussitôt que l'amoxicilline est mortelle pour les cobayes, et il m'affirme qu'il n'a jamais entendu parler de ca et qu'il n'a jamais vu aucune preuve.
Quelques jours plus tard, nous allons le voir avec de nombreux documents émanants de sources vétérinaires internationales (littérature scientifique, livres vétérinaires, témoignages, notices de médicaments...), prouvant bel et bien la toxicité de l'amoxicilline chez les cochons d'Inde et les autres rongeurs herbivores et lagomorphes. Il nous croit, mais se dit très surpris car il n'avait pas connaissance de cela.
Il nous réaffirme ne jamais avoir rencontré de problèmes avec cet antibiotique. Mais quand nous lui demandons "avez-vous eu des retours, des gens qui vous ont signalé que leur rongeur était mort quelques jours plus tard après le traitement ?", il répond : "non, c'est vrai, on ne m'a jamais rien signalé "... Nous lui faisons remarquer que la plupart des gens n'ont aucun moyen de faire le rapprochement entre la mort très étrange de leur rongeur, et l'injection d'un antibiotique quelques jours plus tôt (les gens pensent probablement que l’animal n’a tout simplement pas survécu à l’opération ou à sa maladie). C'est ainsi que notre vétérinaire n'avait jamais entendu parler de cas comme les nôtres.
Pour prouver de sa bonne foi, il nous montre le flacon d'amoxicilline (produit danois) qu'il a utilisé, ainsi que la notice : aucune mention de toxicité concernant les rongeurs !! Il est clairement écrit que le produit peut être administré à tous les animaux domestiques...
Pire : le vétérinaire nous dit qu'il a vérifié dans le Guide des Médicaments Vétérinaires du Danemark (édition 2009), l'unique guide que tous les vétérinaires utilisent (le "Vidal" vétérinaire), et c'est la même chose, aucune mention de toxicité concernant les rongeurs !!
Nous en venons à une terrible conclusion : aucun cas de décès du à l'amoxicilline chez les cobayes n'ayant jamais été reporté au Danemark, dans ce pays, l'amoxicilline est donc officiellement considérée sans danger pour eux !
En recoupant toutes les informations que nous lui donnons (historique détaillé des symptômes de nos cobayes, études scientifiques décrivant les aspects de l'empoisonnement à l'amoxicilline, etc...), notre vétérinaire admet que nos cochons d'Inde ont bel et bien été victimes d'entérotoxémie...
La faute à qui ?
Le vétérinaire a en effet fait une faute grave en injectant un antibiotique toxique à nos cochons d'Inde... Il est clair qu'il n'était pas suffisemment informé. Mais peut-on lui en vouloir, quand on sait que ni la notice de l'antibiotique, ni le Guide des Médicaments ne signalaient la toxicité du produit chez le cobaye ? Et quand on sait qu'aucun de ses patients ne lui a jamais reporté de décès, et que lui-même n'a jamais lu aucune information mentionnant des décès de cobayes dus à l'amoxicilline au Danemark ?
Certes, il aurait du savoir que la pénicilline est mortelle pour les petits herbivores. Il aurait pu s'informer avant sur cet antibiotique en lisant des documents étrangers (internet et les livres anglophones par exemple regorgent d'informations sur le sujet). Mais vu qu'il se basait depuis une trentaine d’années sur les informations officielles venant de son pays, il n'avait pas de raison d'être suspicieux et d'aller vérifier ailleurs.
L'autre erreur qu'il a faite, c'est de ne pas nous avoir dit quel antibiotique il avait donné. S'il nous avait dit "maintenant je vais lui donner de l'amoxicilline", nous aurions refusé immédiatement. S'il nous avait dit "je lui ai fait une injection d'amoxicilline", nous aurions peut-être pu nous y prendre à temps pour sauver nos cobayes avec l’aide d’un autre antibiotique afin d'éradiquer les clostridies (nous savons que les chances sont très minces, mais au moins nous aurions essayé). Désormais nous sommes extrêmement vigilants, et demandons confirmation de tous les traitements oralement et par écrit.
Malgré tout, notre vétérinaire n'est pas le seul mis en cause. Il faut aussi prendre en compte la responsabilité
- du laboratoire pharmaceutique, qui, soit s'est basé uniquement sur des études locales ne faisant pas état de cas de mortalités chez les cobayes, soit a omis de signaler la dangerosité du produit sur la notice.
- du Guide des Médicaments Vétérinaires du Danemark
-et de tout le système éducatif, qui de toute évidence n’a pas assez formé les futurs vétérinaires sur les soins spécifiques aux rongeurs dans le passé.
Nos actions
Notre vétérinaire et nous avons décidé de porter plainte contre le laboratoire pharmaceutique et le Guide des Médicaments. Malheureusement, après de nombreux contacts pendant des semaines, personne n’a voulu nous recevoir.
Nous aurions pu porter plainte également contre notre vétérinaire parce qu'il ne nous a pas clairement informés à propos des traitements administrés... mais ca n'est pas cela qui fera revenir nos cobayes, et nous savons qu'il a retenu la lecon. Au lieu de nous fâcher avec lui, nous avons préféré l’aider à mieux s’informer avec tous les documents, et livres scientifiques dont nous disposons. Au lieu de nous enliser dans le passé avec rage et rancoeur, nous avons choisi d'aller de l'avant et de mener un autre combat : informer au maximum afin que ce genre de tragédie ne se reproduise plus jamais. Nous ne pouvons pas laisser d'autres vétérinaires empoisonner de nombreux cobayes, lapins, hamsters, gerbilles et chinchillas.
Je suis également entrée en contact avec une célèbre vétérinaire danoise, une spécialiste en cobaye reconnue internationalement. Après de nombreuses discussions par mail, elle m’a affirmé que les nouveaux vétérinaires formés par le Danemark recevaient une éducation suffisante concernant la toxitité de certains antibiotiques chez les rongeurs.
Conclusion
Nous sommes toujours bouleversés par toute cette histoire. Le souvenir de mes cobayes adorés, morts dans d’atroces souffrances, me hante en permanence. Nous ne comprenons pas comment une telle tragédie a pu nous arriver à nous, nous qui militons pour le bien-être des cochons d’Inde, et étions pourtant bien informés sur les dangers des antibiotiques toxiques. La conclusion que je peux tirer de cette affaire est qu’on ne peut jamais totalement faire confiance.
Notre ancien vétérinaire a accepté toutes ses responsabilités. Il a proposé de ne plus jamais nous faire payer les consultations ou soins à nos cobayes, en guise de dédommagement, vu que nous ne pouvons pas obtenir de réparation de la part du laboratoire pharmaceutique. Nous allons donc le voir pour les « petits bobos », mais pour les soucis plus complexes, nous nous orientons désormais vers la clinique où les jeunes vétérinaires sont très bien informés sur les cobayes.
Maintenant, pour tout traitement, nous demandons toujours une confirmation orale et écrite et demandons à voir la boîte ou le flacon ainsi que la notice.
Nous espérons que nos chers Leopold, Ludwig, Mummi et Aïko, Otto et Frida ne seront pas morts pour rien, que leur mort servira à éviter que d'autres cobayes subissent le même sort.
Qu’est ce que l’amoxicilline ?
L'amoxicilline est un antibiotique de la famille des pénicillines, qui est toxique pour les cobayes. Il faut savoir que les herbivores ont un système digestif particulier, peuplé de nombreuses espèces de bactéries essentielles à la digestion de la cellulose contenue dans les fibres végétales.
Environ 6 à 48 h après le début d'un traitement à l'amoxicilline, les mauvaises bactéries (celles de l'infection) sont détruites, mais aussi celles qui sont bénéfiques au système digestif. Il en résulte un déséquilibre de la flore intestinale : pour résumer, les « bonnes bactéries » disparaissent et laissent la place aux Clostridium (clostridies), qui se développent de facon anormale.
Malheureusement, les clostridies produisent des toxines, qui se retrouvent dans le sang de l'animal : le cobaye est alors empoisonné. On parle d'entérotoxémie.
Privé de ses bonnes bactéries, l'herbivore n'a plus la possibilité de digérer. Les toxines atteignent d'autres organes (reins, foie, etc...) et le cochon d'Inde finit par mourir d'insuffisance rénale/hépatique/respiratoire/cardiaque, de déshydratation causé par un déséquilibre des électrolytes dû à de sévès diarrhées, ou encore de septicémie.
Pour connaître la liste des antibiotiques sans danger pour les cobayes, cliquez ICI.
D’autres décès
14 mars 2011 – Otto
5 avril 2011 – Frida
Après avoir cerné le problème, nous pensions en avoir fini avec tous ces décès. Mais début 2011, nous remarquons que notre vieil Otto, environ 6 ans, souffre d’un genre de fibrose pulmonaire. Il est traité à la cortisone, les antibiotiques (non toxiques ceux-là) ne donnant aucun effet. Malheureusement, quelques mois plus tard, notre Otto nous quitte… Au même moment, c’est au tour de Frida de développer d’étranges symptômes similaires. Après le même traitement, rien n’y fait. Nous emmenons Frida dans une clinique réputée afin d’essayer de la sauver, mais elle décède sur la table du vétérinaire alors qu’il allait l’euthanasier.
Nous sommes dévastés. Vu les circonstances, nous demandons à ce que le corps de Frida soit autopsié afin de trouver la cause du décès, et éventuellement de voir s’il s’agit d’une maladie contagieuse, Otto ayant montré les mêmes symptômes. L’autopsie révèle que Frida est décédée d’une combinaison de plusieurs facteurs : extrême nécrose du foie, présence de sang autour des poumons (avec fibrose pulmonaire), et septicémie due à une massive infection urinaire avec présence de pus dans la vessie. Nous ne comprenons pas ce verdict, étant donné que Frida était sous antibiotiques régulièrement, et qu’elle avait eu un traitement quelques jours avant sa mort.
Quand nous parlons des décès de nos précédents cobayes, notre nouveau vétérinaire - celui qui a autopsié Frida – commence à y voir plus clair. Il nous apprend alors que la nécrose du foie est probablement due à une intoxication à long terme. En effet, Frida et Otto souffraient d’infections urinaires à répétition depuis plusieurs années et recevait régulièrement des antibiotiques… dont probablement de l’amoxicilline. Il se peut donc que ces deux cobayes aient survécu à l’amoxicilline sur le moment, mais qu’à long terme les toxines les aient empoisonnés. Malheureusement, le vétérinaire nous a dit ne pas pouvoir confirmer cette hypothèse, manquant d’éléments, mais qu’elle était la plus probable.
Vous pouvez aider
Il n'y a pas que l'amoxicilline qui soit toxique pour les cobayes (consultez la liste des antibiotiques toxiques).
Il n'y a pas qu'au Danemark que les vétérinaires administrent des antibiotiques toxiques aux cochons d'Inde...
Ce genre d'incident est malheureusement bien trop fréquent.
Diffusez ce témoignage autour de vous, faites passer l'information, discutez avec votre vétérinaire.
Il faut que le maximum de passionnés de cobayes, amateurs comme professionnels, soient avertis des dangers des antibiotiques mortels.
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